En 2025, le Port Autonome d’Abidjan (PAA) affiche 46,9 Mt (+17 %), porté par le trafic national (+20,7 %), le transit sahélien (+34,9
%) et 1,71 M EVP (+3,8 %). Il confirme son
n 2025, the Port Autonome d’Abidjan (PAA) recorded
46.9 million tonnes (+17%), driven by national traffic (+20.7%), Sahelian transit (+34.9%), and 1.71 million TEUs (+3.8%). It confirmed its position as the leading
rang de premier port d’Afrique de l’Ouest et du Centre en volume global, avec un poids écrasant : 77,6 % des échanges extérieurs ivoiriens et 76,9 % des recettes douanières y transitent.
Comparaison régionale (tonnage 2024-2025) :
• Lomé : 30,6 Mt (+1,85 %)
• Dakar : 29,7 Mt (+21 %)
• Tema : leader sur les conteneurs, sans équivalent en tonnage global
Sur les EVP, la hiérarchie change :
• Lomé : 2,06 M (hub de transbordement pur, 92 % de transit)
• Tema : 1,9 M (extension à 3 M, investissement 1,5 Md$)
• Abidjan : 1,71 M (TC2 opérationnel depuis 2024-2025)
Ce que révèle la trajectoire du PAA :
- Le corridor malien (+83 %) confirme son avantage structurel pour l’hinterland sahélien, atout que Lomé et Dakar ne peuvent égaler.
- Le TC2 offre encore des marges de croissance sur le transbordement, mais Abidjan reste devancé par ses rivaux sur ce segment.
- L’objectif de 2 M EVP en 2027 est tenable, mais suppose de maintenir le rythme face à des concurrents lourds.
Enjeu stratégique : Abidjan a remporté la bataille du volume. Celle du transbordement conteneurisé et de la connectivité maritime se joue désormais. Elle déterminera le véritable hub ouest-africain de la décennie.
La suite dépend de la vitesse d’investissement :
• Abidjan mise sur le duo Abidjan–San Pedro, le dragage, et les hubs intérieurs (Bouaké, Ferkessédougou) pour fluidifier ses corridors sahéliens.
• Tema (3 M EVP, ferroviaire Tema–Mpakadan) et Dakar (Ndayane, hub 2030) avancent à grands pas.
• Lomé défend son statut de pur transbordeur.
L’atout différenciant d’Abidjan reste son hinterland profond (Mali, Burkina, Niger). Un avantage géographique unique, mais vulnérable tant que la stabilité sécuritaire du Sahel reste fragile. À l’horizon 2030, le leadership logistique ouest-africain ne se jouera plus sur le tonnage, mais sur la rapidité d’exécution des extensions. La course est donc l