
Le Port autonome de Dakar estime que l’impact direct des tensions au Moyen-Orient reste pour l’instant limité sur ses activités, mais les effets indirects sont bien réels. Les perturbations touchant Suez, Ormuz et Bab el-Mandeb se traduisent par une hausse des primes d’assurance, des allongements de trajets de 10 à 15 jours lorsque les navires contournent l’Afrique par le cap de Bonne-Espérance, ainsi qu’une augmentation des coûts logistiques [4].
Le port souligne également que les marchandises à destination de l’Afrique de l’Ouest transitent souvent via des hubs régionaux comme Abidjan ou Lomé avant acheminement en feedering, ce qui expose indirectement la sous-région aux tensions globales. L’exemple de Dakar met en évidence un enjeu décisif pour les ports africains : même lorsqu’ils ne se situent pas sur les routes les plus exposées, ils subissent les effets des reconfigurations maritimes mondiales sur les délais, les surcharges et la fluidité des chaînes d’approvisionnement [4].
Source : Le Marché finance
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