Sénégal | Port de Bargny-Sendou : mise en service repoussée à fin 2026 pour un projet stratégique

Actualités02/19/2026

Le calendrier du port minéralier de Bargny-Sendou connaît un nouveau report. Initialement attendue en 2025, puis annoncée pour septembre de la même année, la mise en service de cette infrastructure est désormais programmée pour la fin 2026.

L’annonce a été faite par Senegal Minergy Port (SMP), société chargée du développement du site, à l’issue d’une rencontre avec le président Bassirou Diomaye Faye. Ce décalage prolonge un chantier lancé en 2017 et plusieurs fois réajusté.

Malgré ces retards successifs, les autorités sénégalaises maintiennent que le projet demeure prioritaire pour renforcer les capacités portuaires nationales et réduire la pression sur le port de Dakar.

Une infrastructure appelée à structurer la logistique nationale

Situé à environ vingt kilomètres au sud de Dakar, le futur port de Bargny-Sendou ambitionne de devenir un pôle majeur en Afrique de l’Ouest pour le traitement des vracs solides et liquides.

La plateforme ciblera principalement les exportations et importations de produits miniers, notamment les phosphates, ainsi que les céréales et les hydrocarbures. Dans un contexte marqué par la montée en puissance des secteurs extractif et énergétique au Sénégal, l’infrastructure est appelée à soutenir aussi bien les flux d’exportation que l’approvisionnement du marché intérieur.

Le projet s’inscrit dans une stratégie plus large visant à moderniser l’appareil logistique national et à accompagner la transformation économique du pays.

Trois terminaux pour diversifier les activités

Selon les plans initiaux, le port sera structuré autour de trois terminaux spécialisés.

Le premier sera dédié aux produits liquides, avec des installations destinées au stockage et à la manutention de carburants et de gaz.
Le deuxième terminal sera orienté vers les activités minières, notamment le traitement de minerais tels que le phosphate, le fer, la bauxite ou encore le zircon.
Le troisième accueillera des marchandises diverses : céréales ensachées sur place, oléagineux, activités industrielles légères et production de matériaux de construction.

À terme, la capacité annuelle de traitement est estimée à environ 20 millions de tonnes de vracs miniers, énergétiques et agricoles. L’objectif est clair : désengorger le Port autonome de Dakar, aujourd’hui confronté à une saturation croissante, tout en améliorant la compétitivité logistique du pays.

Ndayane, autre pilier de la stratégie portuaire sénégalaise

Parallèlement au projet de Bargny-Sendou, le Sénégal développe un second chantier d’envergure à Ndayane, destiné à devenir le premier port en eau profonde du pays.

Ce projet, dont le coût dépasse le milliard de dollars, est confié à l’opérateur émirati DP World, chargé de la construction et de l’exploitation du site.

Pensées comme complémentaires, les infrastructures de Bargny-Sendou et de Ndayane doivent contribuer à redessiner le paysage portuaire sénégalais. À terme, les autorités ambitionnent de positionner le pays comme une plateforme logistique de référence en Afrique de l’Ouest, capable de capter une part croissante des flux commerciaux régionaux et internationaux.

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