
Le Port de Mombasa confirme sa position de poumon économique de l’Afrique de l’Est. En 2024, l’infrastructure kényane a traité un volume global de 41,1 millions de tonnes, soit une progression de 14 % par rapport à l’année précédente. Une explosion du trafic de conteneurs
Le segment des conteneurs a franchi un cap historique en dépassant pour la première fois la barre symbolique des 2 millions.
Les clés de cette réussite : Efficacité et Expansion
Le capitaine William Ruto, directeur général de la Kenya Ports Authority (KPA), attribue ces résultats à une profonde modernisation des opérations :
Optimisation technique : Mise à niveau du système d’exploitation du terminal (TOS) et acquisition d’équipements de pointe.
Extension des capacités : Des travaux vont débuter sur le Terminal 1 (Quai 19B) pour allonger le linéaire de quai de 240 mètres, ce qui ajoutera une capacité de 300 000 EVP supplémentaires.
Desserte régionale : Le marché de transit (desservant plus de 8 pays enclavés) a bondi de 35 %, soutenu par une meilleure coordination ferroviaire et routière.
Vers une logistique “verte” et résiliente
Face à la crise en Mer Rouge, qui oblige certains transporteurs à revoir leurs itinéraires, Mombasa mise sur la durabilité pour rester compétitif :
Réduction des émissions : Le nouveau terminal pétrolier permet désormais de transporter les produits pétroliers par navire jusqu’à Kisumu, retirant ainsi environ 158 camions des routes par trajet.
Économies de coûts : L’amélioration de la fluidité a permis de réduire drastiquement le temps d’attente des navires et les frais de surestaries, contribuant ainsi à stabiliser le prix local des carburants.