
Le paysage portuaire africain connaît une mutation majeure. Selon l’édition 2024 de l’Indice de performance des ports à conteneurs (CPPI), publié par la Banque mondiale et S&P Global, le Port Autonome de Dakar (PAD) s’est hissé au premier rang de l’Afrique subsaharienne.
Dakar a réalisé l’une des progressions les plus remarquables au monde. Son score est passé de –82 en 2023 à +23 en 2024. Cette réussite repose sur une mesure clé : la réduction du temps d’attente et de traitement des navires, du mouillage jusqu’au départ du quai.
Les piliers de cette réussite :
Malgré la percée de Dakar, la domination continentale reste ancrée au Nord de l’Afrique, où les infrastructures rivalisent avec les meilleurs standards mondiaux.
| Port | Pays | Rang Mondial | Score CPPI |
| Port-Saïd | Égypte | 3ème | 137 |
| Tanger-Med | Maroc | 4ème | 136 |
| Dakar | Sénégal | Leader Subsaharien | 23 |
Si des ports comme Cotonou (Bénin) montrent des signes de rattrapage encourageants, et que les ports sud-africains (Cape Town, Coega) tentent de rebondir, le rapport souligne des contrastes frappants :
Contraintes institutionnelles : Dans certaines zones, les coûts opérationnels et les lenteurs administratives freinent encore l’intégration totale au commerce mondial.
Le fossé technologique : De nombreux ports africains souffrent encore d’infrastructures vieillissantes et d’une faible automatisation.
L’efficience asiatique : Le modèle reste dominé par l’Asie, avec le port de Yangshan (Chine) en tête mondiale, illustrant l’écart qui reste à combler en termes de productivité brute.