
La récente visite de la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, sur le site du port de Banana confirme la volonté affirmée du gouvernement de Kinshasa de doter le pays d’un port en eaux profondes répondant aux standards internationaux.
Cette visite officielle marque une étape importante dans la relance et le suivi du projet, après une période marquée par des difficultés de gouvernance. Le chantier du port de Banana repart désormais sur des bases jugées plus solides et plus transparentes.
Un projet stratégique porté par DP World et l’État congolais
Le port de Banana est développé dans le cadre d’un partenariat public-privé entre DP World et le gouvernement de la République démocratique du Congo. En 2021, l’opérateur portuaire émirati s’est vu attribuer une concession de 30 ans pour la construction et l’exploitation du futur port.
DP World détient 70 % du consortium, tandis que les 30 % restants sont détenus par des entités publiques congolaises. L’objectif est de créer, dans la province du Kongo Central, un port en eaux profondes capable de soutenir durablement le commerce extérieur du pays.
Actuellement, la RDC s’appuie principalement sur le port de Matadi pour ses exportations. Toutefois, celui-ci présente des limitations majeures, notamment un tirant d’eau maximal de 5,5 mètres, restreignant l’accueil des navires de grande capacité.
Des travaux relancés après une phase de ralentissement
La construction d’un port moderne est devenue un enjeu stratégique pour la RDC. Néanmoins, depuis la pose de la première pierre en janvier 2022 par le président Félix Tshisekedi, l’avancement des travaux a été plus lent que prévu.
Face à ce constat, la Première ministre a souhaité se rendre sur place afin d’évaluer directement l’état d’avancement du projet. Elle a rappelé avoir interrogé les dirigeants de DP World lors d’une rencontre à Dubaï sur les raisons de ces retards.
Selon Jorge Hernando Rico, directeur Afrique de DP World, l’entreprise s’est engagée à achever les travaux d’ici fin 2026, engagement réaffirmé lors de cette visite officielle.
Un calendrier désormais respecté
Au-delà des déclarations, cette visite illustre la détermination des autorités congolaises à disposer d’une infrastructure portuaire moderne et souveraine. Pour DP World, cette étape constitue un jalon clé dans la concrétisation de la vision économique de la RDC.
« Cette visite marque une avancée majeure dans la mise en œuvre de la vision de la RDC pour un développement économique fondé sur la connectivité et le commerce international », a souligné le responsable Afrique de DP World, ajoutant que les travaux progressent conformément au calendrier établi.
Un port en eaux profondes aux capacités significatives
Le futur port de Banana est conçu pour réduire la dépendance de la RDC vis-à-vis des ports étrangers, notamment Pointe-Noire et Dar es Salaam, aujourd’hui utilisés pour une partie des échanges commerciaux du pays.
Dans sa première phase, le port comprendra :