Comment les ports s’engagent dans leur transition environnementale

Actualités11/29/2025

Sur mer comme à terre, la décarbonation du secteur maritime s’accélère. Si les pouvoirs publics peinent encore à suivre le rythme, de nombreux opérateurs privés ont déjà enclenché leur transformation écologique.

Conformément aux orientations de l’Organisation maritime internationale (OMI), une grande partie des acteurs du transport maritime a entamé sa mutation verte. Les armateurs, les gestionnaires de terminaux et les concessionnaires portuaires ont choisi d’agir en amont, conscients que les contraintes réglementaires se durciront au fil des années. Cette anticipation leur permet d’aborder plus sereinement une transition dont les enjeux sont à la fois environnementaux, économiques et opérationnels.

Qui pilote la transformation dans les ports africains ?

Présent sur plus d’une vingtaine de terminaux à travers plusieurs régions du monde, Africa Global Logistics (AGL) fait partie des pionniers. Bien avant son intégration au sein du groupe MSC en 2023, l’entreprise avait commencé à structurer sa démarche environnementale. Dès 2018, elle initie sa réflexion, qui aboutit quelques années plus tard à la création du label Green Terminal. Le site de Meridian Port Services (MPS) à Tema, au Ghana, figure parmi les premiers terminaux engagés dans cette dynamique, aujourd’hui étendue à douze installations, dont la plus récente se situe au Timor-Leste.

Dès le lancement du programme, l’opérateur s’appuie sur l’expertise de Bureau Veritas afin d’établir un référentiel solide et crédible. Le label Green Terminal repose sur huit axes structurants : gestion environnementale, formation des équipes, construction d’infrastructures conformes aux standards internationaux, acquisition d’équipements moins polluants, traitement des déchets, contrôle de la qualité de l’air et de l’eau, entre autres.

Un impact mesurable sur l’empreinte carbone

En quelques années, ce label a permis une baisse significative des émissions liées aux activités portuaires d’AGL. À Tema, malgré les travaux d’extension menés entre 2020 et 2022, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué de plus de 8 % en trois ans. Sur l’ensemble de ses terminaux, l’opérateur a réduit ses émissions moyennes à 19,77 kg de CO₂ par EVP en 2023, contre 20,18 kg l’année précédente, soit près de 15 000 tonnes en moins, correspondant à une baisse de 12 %.

Tous les terminaux ne progressent toutefois pas au même rythme. Les installations conçues récemment, comme Côte d’Ivoire Terminal (CIT) à Abidjan, inauguré fin 2022, atteignent plus facilement un haut niveau de certification, tandis que des infrastructures plus anciennes, comme MPS, avancent par paliers. L’objectif reste néanmoins d’amener l’ensemble des sites au niveau de certification maximal.

Un rôle accru des autorités portuaires

Pour que ces efforts privés produisent leurs pleins effets, les autorités portuaires doivent accompagner cette transition dès la phase de conception des projets. L’introduction de critères environnementaux dans les appels d’offres ou l’exigence de solutions bas carbone deviennent essentielles.

Les experts rappellent que les ports devront s’adapter, notamment pour être en mesure de fournir des carburants alternatifs aux navires. L’OMI pousse également à la généralisation progressive du branchement électrique à quai. Si cette solution est techniquement maîtrisée depuis longtemps dans le domaine militaire, son adoption dans le commerce maritime pose encore des questions, en raison de la durée souvent courte des escales.

Cependant, les nouvelles normes en cours d’élaboration devraient accélérer le mouvement et inciter les ports à moderniser leurs équipements, afin de s’inscri

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