
Les échanges commerciaux du Nigeria avec le reste du continent africain poursuivent leur dynamique ascendante. Entre janvier et juin 2025, les exportations nigérianes ont atteint 4,82 trillions de nairas (environ 3,3 milliards USD), soit une hausse de 14 % par rapport aux 4,21 trillions de nairas enregistrés à la même période en 2024, rapporte Bloomberg, citant Bashir Adewale Adeniyi, contrôleur général des douanes nigérianes.
Une performance que le responsable interprète comme « un signal clair du renforcement de la dynamique commerciale régionale ».
L’Afrique de l’Ouest, premier débouché du Nigeria
Selon les données du Bureau national des statistiques (NBS), l’Afrique de l’Ouest demeure de loin le principal marché du Nigeria sur le continent.
La CEDEAO a absorbé 2,995 trillions de nairas de marchandises, soit plus de 62 % des exportations africaines du pays, et en progression de 16 % sur un an.
Le produit le plus demandé reste l’essence nigériane, avec près de 298 milliards de nairas achetés par les pays de la région.
Les principaux partenaires commerciaux du Nigeria en Afrique de l’Ouest
Togo : 946,7 milliards NGN
Côte d’Ivoire : 837 milliards NGN
Ghana : 429 milliards NGN
Sénégal : 568 milliards NGN
Bénin : 70,2 milliards NGN
Un rôle de hub continental… mais encore marginal à l’échelle globale
Malgré cette progression, les observateurs restent prudents.
Sur les 43,3 trillions de nairas exportés par le Nigeria au premier semestre 2025, seulement 10 % ont été destinés à l’Afrique.
L’Afrique arrive ainsi 4ᵉ parmi les zones d’exportation du Nigeria, derrière :
L’Europe (17,3 trillions NGN)
L’Asie (14,1 trillions NGN)
Les Amériques (6,9 trillions NGN)
Les efforts du Nigeria dans le cadre de la ZLECAf
Pour stimuler le commerce intra-africain, le Nigeria multiplie les initiatives :
Concessions tarifaires pour favoriser les échanges continentaux
Ouverture d’un corridor aérien de fret vers l’Afrique de l’Est (mai 2025), réduisant les coûts d’exportation de 50 à 75 %
Lancement du SIGMAT, système interconnecté de gestion du transit, au poste frontalier de Sèmè-Kraké (frontière Bénin–Nigeria), pour lutter contre la fraude et fluidifier le corridor stratégique Abidjan–Lagos