
Le directeur général du Port Autonome d’Abidjan (PAA), Hien Sié, a annoncé sa volonté de préserver les quelque 3 000 hectares de réserves foncières de l’infrastructure portuaire. Une stratégie jugée essentielle pour accompagner la croissance économique et maintenir le rôle central du port dans les échanges régionaux.
« Il s’agit d’être plus ingénieux que les autres en réservant des espaces pour l’avenir du port. Le Port, lui, ne peut pas se déplacer ailleurs », a-t-il déclaré lors d’un échange avec la presse.
La pression foncière à l’intérieur du port oblige déjà certaines entreprises à s’installer en périphérie, notamment au PK24. Cette situation entraîne une hausse des coûts logistiques et freine la compétitivité des opérateurs. Pour y remédier, le PAA entend accélérer les discussions avec le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme afin d’aménager et sécuriser les zones encore disponibles.
Parmi elles, l’île Boulay et le cordon Ouest vers Vridi Ako, deux espaces stratégiques mais encore partiellement occupés ou difficiles d’accès.
Au-delà de la question foncière, le PAA mise sur l’amélioration de la desserte portuaire et la réduction de la congestion routière autour d’Abidjan. L’objectif est de renforcer la connectivité avec les zones de production et de consommation, tant en Côte d’Ivoire que dans les pays de l’hinterland, notamment le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
Le Port d’Abidjan demeure un acteur clé de l’économie ivoirienne. En 2024, il a représenté plus de 75 % des échanges en volume, près de 78 % des recettes douanières et environ 42 % des unités industrielles en activité dans le pays.
Pour la direction générale, préserver et optimiser les réserves foncières constitue donc une priorité afin de maintenir la compétitivité du port et d’accompagner la dynamique de croissance économique nationale et régionale.