
Face à une consommation énergétique en constante progression, l’Éthiopie cherche activement à moderniser sa logistique pour sécuriser ses stocks de carburant. Une délégation de haut niveau s’est récemment rendue au port de vrac liquide de Damerjog, à Djibouti, pour évaluer comment cette infrastructure peut absorber la hausse des volumes et fluidifier l’approvisionnement vers le marché éthiopien.
Jusqu’à présent, l’approvisionnement éthiopien repose majoritairement sur le terminal de Doraleh et le dépôt Horizon. Cependant, ce schéma logistique montre des signes de saturation :
Le port de vrac liquide de Damerjog apparaît comme le levier stratégique pour répondre à ces défis. Ce terminal, déjà opérationnel, dispose d’un quai pétrolier capable de traiter des volumes très importants. Avec une capacité dynamique annuelle de 25 millions de tonnes et des infrastructures de stockage atteignant deux millions de mètres cubes, le site offre la marge de manœuvre nécessaire pour soutenir la demande régionale sur le long terme.
L’un des points majeurs de la visite officielle a concerné l’évolution du transport. Pour ne plus dépendre exclusivement de la route, les autorités étudient le raccordement des terminaux de Damerjog à la gare ferroviaire de Nagad.
Cette intégration ferroviaire permettrait de diversifier les modes d’acheminement, de réduire la dépendance aux camions et d’accélérer le transport des produits pétroliers vers l’intérieur du territoire éthiopien. Ce projet marque une étape clé dans l’intégration économique entre les deux nations, transformant Djibouti en un véritable hub énergétique pour la Corne de l’Afrique.